tradition et innovation au cœur de la haute couture: Iris Van Herpen


Iris van Herpen révèle, au travers de chacune de ses créations, un véritable point de vue en prise avec notre époque. Sa réflexion, en terme de processus créatif, donne lieu à une nouvelle façon de fabriquer où tradition et innovation font sortir de manière unique, sensible et féerique la haute couture des sentiers battus.

La réalité de la nature, une éternelle source d’inspiration

Depuis maintenant dix ans, la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen (33 ans) repousse les limites de la mode avec sa haute couture avant-gardiste, au carrefour du rêve et de la science. Cette jeune styliste puise son inspiration auprès de la nature : le végétal, l’eau, le ciel… Chaque élément de la nature est un prétexte pour repousser les limites de la technologie. En effet en mélangeant différentes technologies innovantes, notamment la 3D, avec les méthodes de créations traditionnelles, la styliste donne vie à des designs inspirants. Dans ses créations dit-elle, elle recherche  « des relations symbiotiques explorant la beauté cachée à l’intersection de la précision et du chaos, de l’art et de la science, de l’artificiel et de l’organique ». En atteste sa collection de 2019 où, après avoir observé la terre au travers d’un oiseau en vol, elle a levé son regard vers le ciel. Mais pas n’importe quel ciel. La cartographie du 17ème siècle avec leurs représentations mythologiques et astrologiques.

La pratique du ballet, durant de nombreuses années est également une influence constante dans son travail: le corps ou plutôt son potentiel de transformation est, pour ainsi dire, son canevas. Le corps semble sa muse. Le mouvement, le rapport à l’espace est également quelque chose qu’elle investigue beaucoup dans son travail.

Quand tradition et innovation se rencontrent

Robes entièrement en impression 3d, exosquelettes en bois, silhouettes biomorphiques en polyéthylène, glycol, rhodoïds, plexiglas…, Iris van Herpen réalise des pièces ou artisanat et nouvelles technologies se mêlent. Sa démarche confirme une fois encore, que l’artisanat est également une forme d’innovation : Certes l’homme est toujours à la recherche d’innovation mais sans ce savoir-faire ancestral, on ne pourrait inventer, on risquerait un retour en arrière. C’est une fois encore, la connaissance qui nous permet d’avancer. « je ne suis pas en train d’inventer des techniques, je ne fais que montrer aux gens ce qui existe la, ici et maintenant ».  En réalité selon Iris van Herpen  « l’art et la science sont très liés, parce que l’un et l’autre questionnent tous les deux la vie et permettent de voir le monde sous un jour nouveau ».

« C’est l’impossible qui me fait avancer »

Avancer oui, mais pas seule ; Pour mettre au point sa couture expérimentale, cette styliste hors pair, a une approche collaborative.  Architectes, scientifiques, artistes, Iris an Herpen, pour mettre au point sa couture expérimentale travaille en collaboration : de Bjork  (robe sur la pochette de son album Biophilia- 2011) en passant par Benjamin Millepieds (neverwhere 2012) ou encore l’architecte Philippe Beesley..

Chaque rencontre est un moyen d’explorer, de découvrir, d’expérimenter… ou tout simplement de pousser les limites de l’impossible. «  je suis attirée par le confort de ne pas savoir… mon moteur c’est la recherche de mon propre développement » Que dire de plus ?

Pour aller plus loin :

https://www.youtube.com/watch?v=iJH0mOcpCrk

https://youtu.be/LOtV7pc4U1E

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