Etudes supérieures : Autonomie et maturité les clefs de la réussite


Pour intégrer une école en étude supérieure, en France comme à l’international, qu’ils s’agissent des domaines artistiques, scientifiques, politiques ou autres, les élèves ne seront pas tant évalués sur leur savoir faire ou connaissances que sur la maturité par rapport à leur projet. Qu’entendons-nous par maturité de projet ? Il s’agit avant tout d’identifier des candidats autonomes. En effet l’autonomie et par voix de conséquence la motivation, est l’une des clefs de la réussite vers les études supérieures.

Qu’entendons-nous par autonomie ?
Quelles conditions pour être autonome ?
Qu’elles sont les solutions pour devenir automne ?


L’autonomie entendue dans ce contexte de concours et d’épreuves, pourrait se définir comme « la liberté de jugement » ; à savoir une capacité à recourir à de l‘information, à émettre des jugements pour ainsi prendre des responsabilités et les assumer. C’est, d’ailleurs,  la raison pour laquelle notre pédagogie est construite pour répondre à cette question : « comment permettre à l’élève de se construire dans une autonomie de penser et d’agir, de choisir en conscience ».

Pour être autonome l’élève doit opérer des choix. Pourquoi ?  Avoir la capacité de choisir suppose de se déterminer entre plusieurs possibilités afin de prendre une initiative. Être autonome nécessite donc un engagement. Un candidat qui montre à son jury cette prise en main de ses choix, rassurera sur sa capacité à  prendre en charge ses apprentissages, sa formation. En deux mots être acteur de ses études.

Cette autonomie dont nous parlons n’est pas innée. C’est une compétence développée grâce à des acquis fondamentaux de savoirs faire et de savoirs être.  Pour devenir ce candidat, il est nécessaire d’acquérir une méthode de travail, d’apprendre à chercher des solutions, d’ expérimenter, d’être curieux du monde qui vous entoure. En effet, L’autonomie se construit en société: Être autonome tel que nous l’entendons, c’est évoluer avec son environnement, avec les autres. Montrer à son jury sa prise de conscience que l’on apprend au contact des autres, est nécessaire. Autonomie et indépendance sont donc deux choses différentes. L’autonomie s’acquière au contact des autres. L’indépendance serait alors davantage une notion de « suffisant à soi-même » qui « obéit à sa propre loi. »

 Tout l’enjeu pour préparer les jeunes aux études supérieures est donc de permettre aux élèves de se mettre en « mode projet » ; d’apprendre à définir eux même leur projet. Pour cela , le rôle des enseignants est alors avant tout d’apprendre à se documenter, apporter les clefs pour mettre en œuvre des process qui ainsi permettront à l’élève de mettre en avant sa singularité. En deux mots, accompagner les candidats à montrer lors de leurs entretiens qu’ ils seront capables de diriger eux-même leurs apprentissages et par voix de conséquence être responsables de leurs actes ; faire des choix c’est s’impliquer, c’est prendre des initiatives, c’est donner du sens et ainsi révéler sa capacité à prendre des responsabilités et les assumer. Et pour cela il faut être motivé !

 Ainsi un candidat en appui dans notre domaine artistique de son portfolio, de sa lettre et lors de ses entretiens doit, avant tout,  mettre en avant cette liberté de choix argumenté. Le savoir-faire reste une condition nécessaire relative mais pas suffisante. Potentiel de créativité et maturité seront les clefs pour se donner le choix « être autonome c’est accéder à une forme de liberté consistant à se déterminer par soi-même en conformité avec les règles du groupe, les valeurs et lois sociales » .

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