JIRO TANIGUCHI « un géant de papier »


LE TRAIT LIBRE

Invité d’honneur du festival de B.D d’Angoulême cette année, Taniguchi, mérite que l’on se penche sur son œuvre et m’a fait changer d’avis sur le manga. Découvert il y  20 ans avec  « l’homme qui marche » Taniguchi à révolutionner l’art du Manga

Comment ?

La subtilité de récit et l’ampleur romanesque font de ses mangas un genre unique. Il  travaille sur le sentiment psychologique des personnages, la  subtilité de leur relation et  sait déceler les petites nuances d’une émotion.

 On compte à son actif plus de 30 œuvres au registre d’une grande variété.   Autodidacte, auteur humaniste extrêmement touchant, du polar en passant par l’action ou le mélo, Taniguchi se distingue par la finesse de son dessin et la subtilité de ses récits. Taniguchi insiste avant tout sur l’émotion fine qui tranche avec l’expressivité des mangas. Il insiste sur l’intimité psychologique des personnages, leur intimité, les nuances des relations, des liens familiaux. L’importance du silence rend son travail proche de Hugo Pratt  et me fascine. « Je tente en tout cas de transmettre les sentiments de mes personnages non par des signes stéréotypés ou des expressions forcées, mais plutôt par des positions du corps ; non par des visages de face, mais plutôt de biais, voire de dos, dans le silence. Cela me semble beaucoup plus réaliste, en fait, et susceptible de toucher plus profondément le lecteur ».

BIO EXPRESS

1947 : Naissance, à Tottori (Japon)

1966-1972 : Après avoir été assistant de magaka il signe ses premières œuvres

1987-1996 : Au temps de Botchan

1994 : Le journal de mon père

1994-1996 : Le gourmet solitaire

1998 : Quartier lointain

2000-2003 : Le sommet des dieux

 2004 : Un ciel radieux

2008 : Un zoo en hiver :les années douces

2010 : Quartier lointain : adaptation cinématographique de Sal Garbarski

2011 : Furari Inspiré de la vie d’un geographe et carthographe japonnais du XIX ème

2014: Les gardiens du Louvre

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